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La Fédération de Russie couvre un huitième de la surface de la terre, depuis l’Est de l’Europe jusqu’au Nord de l’Asie ; elle est la nation la plus étendue au monde en termes de territoire. Avec une surface de 17 075 200 km², le pays est habité par près de 150 millions d’habitants. La Russie est à cheval sur les continents européen et asiatique, la frontière conventionnelle étant constituée par les monts Oural. Elle possède 37 653 km de côtes, le long de l’océan Arctique et de l’océan Pacifique. La Russie peut être divisée en quatre grandes régions géographiques : la Russie d’Europe, à l’ouest de l’Oural, la Sibérie occidentale, la Sibérie orientale et l’Extrême-Orient russe. Le relief général consiste en de vastes plaines et plateaux, bordés au sud et à l’est par une ceinture discontinue de hautes montagnes périphériques. Immensité et platitude générale donnent aux paysages un caractère fortement monotone.

Cliquez sur la carte pour l'agrandir  La Russie d’Europe (Russie occidentale) est une vaste plaine dont l’altitude moyenne est de 180 m environ. Il existe toutefois quelques hauteurs : montagnes de Khibiny (1 191 m), dans la presqu’île de Kola ; plateau des Valdaï (321 m), à l’ouest de Moscou. Au sud, entre la mer noire et la mer Caspienne, se dresse la barrière montagneuse du Caucase, montagne jeune, fortement sismique. Le Grand Caucase au nord forme la frontière avec la Géorgie et l’Azerbaïdjan. Il culmine à 5 642 m d’altitude au sommet du mont Elbrouz, volcan éteint et plus haute montagne d’Europe. À l’est, la Russie d’Europe est bordée par les monts Oural, massif ancien très érodé d’altitude moyenne (Narodnaïa, 1 894 m). Ce sont des montagnes riches en gisements minéraux. À l’est de l’Oural s’étend, sur plus de 2 000 km, la vaste plaine de Sibérie occidentale, ouverte sur l’océan Arctique. À l’est de l’Ienisseï s’étendent les plateaux de Sibérie centrale, qui culminent entre 300 et 1 200 m d’altitude. La région, accidentée par des fossés (lac Baïkal) et de profonds canyons, possède de nombreux gisements minéraux. Aux frontières méridionales se dresse une haute barrière montagneuse formée par l’Altaï (mont Beloukha, 4 506 m) et les monts Saïan (Mounkou Sardyk, 3 491 m).
À l’est de la Lena s’élèvent les massifs montagneux de l’Extrême-Orient russe (Sibérie orientale). La péninsule du Kamtchatka comporte 120 volcans dont 23 sont encore en activité. Le plus élevé, le mont Klioutchevskaïa, culmine à 4 750 m. La chaîne volcanique du Kamtchatka se prolonge vers le sud dans les îles Kouriles qui possèdent également une centaine de volcans dont 35 en activité.
Du nord vers le sud, une typologie constituée de six éléments permet de classifier la diversité bioclimatique russe : - La toundra : située en bordure de l’océan Arctique et dans les îles septentrionales. Elle couvre près de 2 millions de km². Elle se développe principalement sur un relief de plaines et de bas plateaux et atteint son extension maximale en Sibérie Centrale entre les cours inférieurs de l’Ob et de la Léna. Les paysages végétaux sont pauvres et discontinus, principalement constitués de mousses, de lichens et de plantes à bulbes ou rhizomes. Cette végétation subit le double handicap du climat et de la pauvreté du sol.
- La taïga : c’est la forêt boréale. Elle est le milieu le plus caractéristique de la Russie dont elle couvre 4,5 millions de km² soit plus du quart de la surface. Comme la toundra elle s’étend principalement sur les plaines et les bas plateaux. Concernant le paysage végétal les bouleaux et les peupliers prédominent, des sapins, des pins et des épicéas apparaissent en Europe ; en Sibérie, pins noirs et mélèzes sont plus fréquemment rencontrés.
- Les forêts de feuillus : au sud de la taïga se prolonge sur près de 3 millions de km² des forêts de feuillus à base de frênes, de charmes auxquels se mêlent des bouleaux et des aulnes. Les sols plus favorables à l’agriculture ont été très largement défrichés mais comme dans la taïga, ils sont capables de se gorger d’eau s’ils sont mal drainés et des tourbières et des marécages peuvent s’y développer.
- Steppes et prairies : au sud de la forêt de feuillus l’ensoleillement s’accroît et avec lui le déficit hydrique. La végétation s’adapte à ces conditions climatiques, c’est la prairie, une formation herbacée continue qui s’enracine dans un sol noir très fin, colloïdal, le tchernoziem. Ces terres noires comportent un horizon superficiel épais, riche en humus propre aux cultures céréalières. En allant vers le sud et l’est la sécheresse estivale s’accentue, à la prairie succède la steppe. La végétation y est ouverte, basse et laisse parfois le sol à nu. Ces paysages marquent la majeure partie du territoire russe.
- Le milieu méditerranéen : il est réduit à une mince frange le long de la mer Noire. On y cultive la vigne, le tabac mais aussi le thé et les agrumes. - Les montagnes : En dehors de l’Oural qui coupe en deux la vaste plaine euro-sibérienne, la Russie possède deux grands ensembles montagneux sur ses frontières méridionales, à l’est, de l’Altaï au Kamtchatka, au sud le versant septentrional du Caucase qui s’allonge sur 1.100 km entre la mer Noire et la mer Caspienne. Le réseau hydrographique est constitué principalement de l’Ob (3.700 km) ; le Ienisseï (3.500 km), la Léna (4.400 km), l’Amour (4.350 km) qui sert de frontière avec la Chine et la Volga (3.500 km) qui se jette dans la mer Caspienne.
La Russie est parcourue par de très longs fleuves, notamment en Sibérie et en Russie extrême-orientale. À l’exception de l’Amour et de la Volga, ils s’écoulent du sud vers le nord, en direction de l’océan Arctique. Les fleuves les plus longs sont : l’Amour (2 874 km), fleuve d’Extrême-Orient, servant de frontière entre la Russie (Sibérie) et la Chine du Nord-Est (Mandchourie) ; la Lena (4 400 km), fleuve de Sibérie orientale ; l’Ob (3 680 km), fleuve de Sibérie occidentale ; l’Ienisseï (4 090 km), fleuve de Sibérie centrale. La Volga (3 700 km), est le fleuve le plus long d’Europe.
La Russie possède de nombreux lacs naturels d’origines diverses (relief glaciaire, fossé tectonique). Outre la mer Caspienne (371 000 km²), lac résiduel au sein de la dépression aralo-caspienne, le plus grand lac intérieur est le lac Baïkal (31 500 km²), situé en Sibérie orientale.
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