Traditions russes : fêtes, table, codes et mots à connaître
Les fêtes, la table, les codes, les mots : ce qu’il faut connaître pour être invité une deuxième fois. Pedro Marin, professeur de russe, tient la rubrique et corrige les prononciations.
Traditions
Traditions russes : pourquoi cette rubrique existe
Les traditions russes se vivent à table et dans le calendrier : 10 jours de fêtes du 31 décembre au 9 janvier, des fleurs à 500 ₽ (5 €) le 8 mars, un banya de 2 heures à la datcha, un bouquet toujours impair, une boîte de chocolats à 800 ₽ (8 €) parce qu’on n’arrive jamais les mains vides, et 3 heures au moins à table quand on est invité.
On peut vivre en Russie sans connaître ses traditions, mais on y vit mieux en les connaissant. Savoir qu’on enlève ses chaussures en entrant, qu’on apporte un nombre impair de fleurs, qu’on ne serre pas la main au-dessus d’un seuil, que le Nouvel An est la vraie grande fête et que le sapin reste jusqu’à la mi-janvier : ce sont des choses simples qui décident si l’on est invité une deuxième fois. La rubrique les explique une par une, sans folklore, avec le mot russe et sa prononciation.
Le calendrier des fêtes
Le 31 décembre et ses douze coups au Kremlin, le Noël orthodoxe du 7 janvier, la Maslenitsa et ses blinis fin février, le 8 mars et ses fleurs, le 9 mai et le régiment immortel, le 12 juin, le 4 novembre : chaque fête a son article, avec ce qu’on fait, ce qu’on offre, ce qu’on dit et ce qu’on évite. Les jours fériés ferment les banques et les administrations ; le calendrier des jours fériés est rappelé dans l’outil de l’heure, pour ne pas se présenter devant une porte close.
La table, le thé, la datcha
Le thé se boit à toute heure, le samovar est un objet de fête plus qu’un ustensile, les zakouski précèdent tout, on porte des toasts et on ne boit pas sans en porter. L’invitation à la datcha est celle qui compte : on y va avec quelque chose à manger, on aide au banya, on repart en elektritchka. Les articles décrivent ces moments comme des modes d’emploi, parce que c’en sont.
Les mots et les prénoms
Pedro Marin enseigne le russe et tient la rubrique ; il y ajoute ce que les manuels n’expliquent pas : le prénom et le patronyme, la forme courte et la forme affectueuse — Alexandre devient Sacha, Ekaterina devient Katia —, le vouvoiement qui dure, les formules de politesse au téléphone. Le transcripteur de prénom écrit votre prénom en cyrillique et le fait prononcer ; le lexique de la rubrique donne les mots de la table, de la fête et de la politesse.
Les codes du quotidien
Comment on s’habille pour un dîner, pourquoi on n’offre pas de couteau, ce que veut dire un bouquet de chrysanthèmes, à quelle distance on se tient dans une file, comment on remercie un médecin, ce qu’on apporte à un anniversaire : ces codes ne s’apprennent pas dans un guide de voyage, ils s’apprennent en se trompant — ou en lisant la rubrique avant.
Ce qu’on laisse de côté
Pas de clichés, pas de matriochkas, pas de comparaisons faciles, pas d’opinion sur la politique. Les traditions sont décrites telles que la bande les vit dans les familles qui l’accueillent, à Moscou, à Kazan, à Saint-Pétersbourg, et telles que les Russes eux-mêmes les expliquent quand on leur demande.
Les traditions qui coûtent quelque chose
Un bouquet pour le 8 mars se paie entre 1 500 et 3 000 ₽, un cadeau de Nouvel An pour l’hôte autour de 2 000 ₽, une soirée au banya de quartier 800 ₽ l’entrée ; les articles donnent ces ordres de grandeur en roubles et en euros, parce qu’une tradition qu’on ne sait pas budgéter se rate. Le simulateur de coût de la vie réserve une ligne aux sorties et aux cadeaux pour cette raison.
Pour continuer
Les fiches de fond sur l’histoire, la langue, la cuisine et la culture sont dans Découvrir la Russie ; les récits de ceux qui ont été invités à la datcha sont dans les témoignages ; et ce qui vous intrigue se demande à la bande sur le tableau, où Pedro répond avec la prononciation.
Traditions russes : pourquoi cette rubrique existe
Les traditions russes se vivent à table et dans le calendrier : 10 jours de fêtes du 31 décembre au 9 janvier, des fleurs à 500 ₽ (5 €) le 8 mars, un banya de 2 heures à la datcha, un bouquet toujours impair, une boîte de chocolats à 800 ₽ (8 €) parce qu’on n’arrive jamais les mains vides, et 3 heures au moins à table quand on est invité.
On peut vivre en Russie sans connaître ses traditions, mais on y vit mieux en les connaissant. Savoir qu’on enlève ses chaussures en entrant, qu’on apporte un nombre impair de fleurs, qu’on ne serre pas la main au-dessus d’un seuil, que le Nouvel An est la vraie grande fête et que le sapin reste jusqu’à la mi-janvier : ce sont des choses simples qui décident si l’on est invité une deuxième fois. La rubrique les explique une par une, sans folklore, avec le mot russe et sa prononciation.
Le calendrier des fêtes
Le 31 décembre et ses douze coups au Kremlin, le Noël orthodoxe du 7 janvier, la Maslenitsa et ses blinis fin février, le 8 mars et ses fleurs, le 9 mai et le régiment immortel, le 12 juin, le 4 novembre : chaque fête a son article, avec ce qu’on fait, ce qu’on offre, ce qu’on dit et ce qu’on évite. Les jours fériés ferment les banques et les administrations ; le calendrier des jours fériés est rappelé dans l’outil de l’heure, pour ne pas se présenter devant une porte close.
La table, le thé, la datcha
Le thé se boit à toute heure, le samovar est un objet de fête plus qu’un ustensile, les zakouski précèdent tout, on porte des toasts et on ne boit pas sans en porter. L’invitation à la datcha est celle qui compte : on y va avec quelque chose à manger, on aide au banya, on repart en elektritchka. Les articles décrivent ces moments comme des modes d’emploi, parce que c’en sont.
Les mots et les prénoms
Pedro Marin enseigne le russe et tient la rubrique ; il y ajoute ce que les manuels n’expliquent pas : le prénom et le patronyme, la forme courte et la forme affectueuse — Alexandre devient Sacha, Ekaterina devient Katia —, le vouvoiement qui dure, les formules de politesse au téléphone. Le transcripteur de prénom écrit votre prénom en cyrillique et le fait prononcer ; le lexique de la rubrique donne les mots de la table, de la fête et de la politesse.
Les codes du quotidien
Comment on s’habille pour un dîner, pourquoi on n’offre pas de couteau, ce que veut dire un bouquet de chrysanthèmes, à quelle distance on se tient dans une file, comment on remercie un médecin, ce qu’on apporte à un anniversaire : ces codes ne s’apprennent pas dans un guide de voyage, ils s’apprennent en se trompant — ou en lisant la rubrique avant.
Ce qu’on laisse de côté
Pas de clichés, pas de matriochkas, pas de comparaisons faciles, pas d’opinion sur la politique. Les traditions sont décrites telles que la bande les vit dans les familles qui l’accueillent, à Moscou, à Kazan, à Saint-Pétersbourg, et telles que les Russes eux-mêmes les expliquent quand on leur demande.
Les traditions qui coûtent quelque chose
Un bouquet pour le 8 mars se paie entre 1 500 et 3 000 ₽, un cadeau de Nouvel An pour l’hôte autour de 2 000 ₽, une soirée au banya de quartier 800 ₽ l’entrée ; les articles donnent ces ordres de grandeur en roubles et en euros, parce qu’une tradition qu’on ne sait pas budgéter se rate. Le simulateur de coût de la vie réserve une ligne aux sorties et aux cadeaux pour cette raison.
Pour continuer
Les fiches de fond sur l’histoire, la langue, la cuisine et la culture sont dans Découvrir la Russie ; les récits de ceux qui ont été invités à la datcha sont dans les témoignages ; et ce qui vous intrigue se demande à la bande sur le tableau, où Pedro répond avec la prononciation.























