Travailler
Travailler en Russie : contrat, permis, quota, spécialiste hautement qualifié, indépendant
Travailler en Russie comme étranger suppose un permis de travail demandé par l’employeur, un visa de travail, puis un contrat en bonne et due forme — ou un statut d’indépendant déclaré depuis une application pour les cours et les traductions. Voici les règles dans l’ordre, les sites où l’on trouve les postes et ce que la bande vérifie dans un contrat avant de le signer.
Le permis, par l’employeur
Un employeur qui embauche un étranger demande un permis de travail aux autorités migratoires, sur quota pour un poste ordinaire, hors quota pour un spécialiste hautement qualifié (salaire au-dessus d’un seuil mensuel). Comptez 3 à 5 semaines.
Le visa de travail
Sur invitation délivrée à l’employeur, déposé au centre de visa avec le contrat, le passeport, une photo, un certificat médical et l’assurance. 5 à 10 jours ouvrés.
L’arrivée
Empreintes et retrait du permis dans les 30 jours, enregistrement dans les 7 jours ouvrés, numéro fiscal, compte en banque pour le salaire.
Le contrat
Un « трудовой договор » (troudovoï dogovor) écrit, avec le salaire, le poste, la durée, les congés — 28 jours par an minimum. Un contrat de prestation (« ГПХ ») n’ouvre ni permis ni congés.
Où chercher
Les sites d’emploi que les Russes utilisent
Trois sites et les groupes francophones, avec ce qu’on y trouve et le piège de chacun.
Trouver un travail
Le site de l’emploi que tout le monde utilise : CV en ligne, candidature en un clic, salaires affichés.
Le salaire est indiqué net ou brut : on regarde la mention « на руки » (net en main).
Le piège : Les offres anciennes jamais retirées : on filtre par date de publication.
Le compte : Adresse e-mail suffisante ; numéro russe pour que les recruteurs vous appellent.
Les postes de terrain, la restauration, la logistique, le commerce.
Horaires et contrat à lire de près.
Le piège : Contrats peu clairs : on ne signe rien sans le mot « трудовой договор ».
Le compte : E-mail.
L’emploi en région, hors Moscou.
Salaires souvent bruts : on retire 13 % d’impôt pour comparer.
Le piège : Les annonces d’agences qui masquent l’employeur.
Le compte : E-mail.
Les groupes francophones par ville : cours, traductions, missions ponctuelles, remplacements.
Pas de salaire affiché : on demande par message.
Le piège : Pas de notation : on se renseigne au QG avant d’accepter.
Le compte : Compte VK, numéro russe.
Salarié ou indépendant
Salaire net en main, impôt à 13 %, indépendant à 4 ou 6 %
Deux façons de gagner sa vie en Russie, avec ce qu’elles coûtent en impôt et ce qu’elles donnent.
| Salarié | Indépendant (« самозанятый ») | |
|---|---|---|
| Comment on démarre | Permis et visa de travail, 6 à 10 semaines | Une application, un numéro fiscal, 10 minutes |
| Impôt | 13 % retenu à la source (15 % au-delà d’un seuil) | 4 % sur les paiements des particuliers, 6 % des entreprises |
| Congés, assurance | 28 jours, assurance maladie de l’employeur | Rien : on prend une assurance privée |
| Plafond | Aucun | 2,4 millions ₽ de chiffre d’affaires par an |
| Pour qui | Cadres, enseignants en école, hôtellerie, numérique | Cours particuliers, traduction, conseil |
Le salaire s’annonce net « на руки » (na rouki, en main) ou brut « до вычета » (avant retenue) ; on retire 13 % pour comparer. Le salaire net moyen est de 150 000 ₽ (1 600 €) à Moscou et 80 000 ₽ (853 €) dans les grandes villes de province ; un professeur de français en école gagne 80 000 ₽ (853 €) à 150 000 ₽ (1 600 €), un cadre de filiale française 150 000 ₽ (1 600 €) à 300 000 ₽ (3 199 €). Le simulateur dit ce qu’il en reste selon la ville.
Qui recrute
Les secteurs qui embauchent des francophones
L’enseignement du français, la traduction, les filiales de groupes français, l’hôtellerie haut de gamme, le numérique, la pâtisserie — le détail, secteur par secteur, est sur la landing trouver un travail en Russie.
Trouver un travail en Russie : les secteurs et les salaires Le guide — le CV à la russe et les sites
Sur le tableau
Les questions sur le travail qu’on nous pose le jeudi
Les réponses courtes de Pedro et Thomas.
Peut-on travailler avec un visa touristique ?
Non. Il faut un visa de travail, obtenu après le permis demandé par l’employeur. Les cours particuliers déclarés relèvent du statut d’indépendant.
Quels métiers recrutent des francophones ?
L’enseignement du français, la traduction, l’hôtellerie haut de gamme, les filiales de groupes français, la restauration.
Le salaire est-il net ou brut sur les annonces ?
Les deux existent. « На руки » veut dire net en main. Sinon, retirez 13 % d’impôt sur le revenu.
Peut-on venir chercher du travail avec un visa touristique ?
Venir aux entretiens, oui ; travailler, non. Le permis se demande ensuite, souvent pendant que vous êtes rentré en France, et vous revenez avec le visa de travail.
Un conjoint de salarié peut-il travailler ?
Avec son propre permis, demandé par son propre employeur. Le visa familial ne donne pas le droit de travailler ; le statut d’indépendant est possible sous conditions de séjour.
Un diplôme français est-il reconnu ?
Pour enseigner et pour les postes réglementés, une traduction certifiée et parfois une reconnaissance sont demandées ; pour les filiales et le numérique, le contrat suffit.
