Travailler
Trouver un travail en Russie : sites, permis, salaire net en main
Trouver un travail en Russie commence sur le site d’emploi que tout le pays utilise, avec un CV à la russe et une lecture attentive du salaire : « на руки » (na rouki) veut dire net en main. Le permis de travail est demandé par l’employeur avant le visa. Voici les sites, les secteurs qui recrutent des francophones, et le statut d’indépendant pour ceux qui donnent des cours.
Trouver un travail
Le site de l’emploi que tout le monde utilise : CV en ligne, candidature en un clic, salaires affichés.
Le salaire est indiqué net ou brut : on regarde la mention « на руки » (net en main).
Le piège : Les offres anciennes jamais retirées : on filtre par date de publication.
Le compte : Adresse e-mail suffisante ; numéro russe pour que les recruteurs vous appellent.
Les postes de terrain, la restauration, la logistique, le commerce.
Horaires et contrat à lire de près.
Le piège : Contrats peu clairs : on ne signe rien sans le mot « трудовой договор ».
Le compte : E-mail.
L’emploi en région, hors Moscou.
Salaires souvent bruts : on retire 13 % d’impôt pour comparer.
Le piège : Les annonces d’agences qui masquent l’employeur.
Le compte : E-mail.
Les groupes francophones par ville : cours, traductions, missions ponctuelles, remplacements.
Pas de salaire affiché : on demande par message.
Le piège : Pas de notation : on se renseigne au QG avant d’accepter.
Le compte : Compte VK, numéro russe.
Qui recrute
Cinq secteurs qui embauchent des francophones en Russie
Les secteurs où la bande a placé des nouveaux ces trois dernières années, avec l’ordre de grandeur des salaires nets à Moscou. En région, comptez 20 à 30 % de moins pour un coût de la vie moitié moindre.
Le permis
Permis de travail, quota, spécialiste qualifié : avant le visa
On ne travaille pas avec un visa touristique. Le parcours normal dure six à dix semaines : l’employeur demande le permis, l’invitation suit, le visa de travail se dépose au centre de visa, et le permis se retire sur place.
L’employeur demande le permis
C’est lui qui dépose, pas vous. Il fournit le contrat, votre diplôme traduit et un certificat médical. Pour un poste ordinaire, il doit disposer d’un quota ; pour un spécialiste hautement qualifié (salaire au-dessus d’un seuil mensuel), pas de quota et une procédure en 15 jours.
L’invitation de travail
Délivrée à l’employeur par les autorités migratoires, elle sert à déposer le visa. Comptez 3 à 5 semaines.
Le visa de travail
Au centre de visa de Paris, Marseille ou Strasbourg, avec l’invitation, le contrat, le passeport, une photo, un certificat médical et l’assurance. 5 à 10 jours ouvrés.
Le permis retiré sur place
Dans les 30 jours après l’arrivée, avec les empreintes ; le visa est ensuite prolongé pour la durée du contrat (un an, trois ans pour un spécialiste hautement qualifié).
Donner des cours, traduire
Le statut d’indépendant : ses cours déclarés en dix minutes
Pour les cours de français, les traductions ou le conseil, le statut d’« auto-entrepreneur » russe (« самозанятый », samozaniaty) se déclare depuis une application, avec un numéro fiscal, et prélève 4 % sur les paiements des particuliers et 6 % sur ceux des entreprises.
Le statut demande un titre de séjour ou un visa qui autorise l’activité ; Pedro l’explique à la permanence à ceux qui arrivent avec un visa étudiant ou familial. Le plafond annuel de chiffre d’affaires est de 2,4 millions de roubles, soit environ 2 400 000 ₽ (25 594 €) — largement au-dessus de ce que rapportent des cours particuliers. Les paiements se reçoivent par virement SBP au numéro de téléphone, et le reçu se génère depuis l’application, en trente secondes.
Le salaire moyen net à Moscou est de 150 000 ₽ (1 600 €) ; en donnant douze heures de cours par semaine à 2 000 ₽, un professeur de français indépendant atteint 96 000 ₽ (1 024 €) par mois. Le simulateur de coût de la vie dit ce qu’il en reste selon la ville.
Sur le tableau
Les questions sur le travail qu’on nous pose le jeudi
Les réponses courtes ; le chapitre 4 du guide donne le CV à la russe, les sites et les modèles de messages aux recruteurs.
Peut-on travailler avec un visa touristique ?
Non. Il faut un visa de travail, obtenu après le permis demandé par l’employeur. Les cours particuliers déclarés relèvent du statut d’indépendant.
Quels métiers recrutent des francophones ?
L’enseignement du français, la traduction, l’hôtellerie haut de gamme, les filiales de groupes français, la restauration.
Le salaire est-il net ou brut sur les annonces ?
Les deux existent. « На руки » veut dire net en main. Sinon, retirez 13 % d’impôt sur le revenu.
Faut-il parler russe pour être embauché ?
Pour les filiales de groupes français et le numérique, l’anglais suffit souvent ; pour l’hôtellerie et l’enseignement, un russe de base est demandé. La bande organise des tandems le jeudi.
Le CV à la russe, c’est quoi ?
Une photo, la date de naissance, le salaire attendu en roubles net, l’expérience du plus récent au plus ancien, et le niveau de russe. Le guide en donne un modèle rempli.
Peut-on cumuler visa étudiant et cours particuliers ?
Oui, en indépendant déclaré, dans la limite du temps d’études. C’est le cas de plusieurs anciens de la bande.
Le guide complet — Les Vraies Adresses, 24,90 € Travailler en Russie : la page complète
